Patrice CORBIN, photographe sur Orléans, le Loiret et la Région Centre

Qui-suis-je ?

J'ai 13 ans lors de mon premier contact avec la photographie. Un camarade de collège m'a donné un appareil publicitaire offert par une grande chaîne de magasins d'ameublement. Entièrement en plastique, il se charge avec des films de format 120 : un excellent format au demeurant, mais pas dans ce type de boîtier qui tient plus du sténopé que de l'appareil photo proprement dit. Pourtant, je m'essaie déjà à différents sujets : portraits de ma sœur, vues de mon village et même à la macro, à travers un reportage sur les escargots. Ces charmants mollusques n'étant pas trop rapides, au moins mes photos ne souffrent pas d'un flou de bouger ! Parallèlement, je décortique tous les articles de l'encyclopédie Tout l'Univers concernant la photographie.

 

En 1975, pour mes 16 ans, je m'achète un Kodak Instamatic. Quel progrès ! Je peux enfin créer des images (presque) dignes de ce nom... Il me suit quasiment partout et je suis devenu en quelque sorte le reporter de mon quotidien : sans rien connaître à la technique, j'affine mon regard sur le monde.

C'est en 1981 que je fais ma véritable entrée dans l'univers de la photographie. Un ami me cède un reflex Fujica STX1, boîtier semi automatique très robuste. Mais je m'aperçois vite de mes lacunes techniques. Tout mon argent de poche part alors dans les magazines, les livres et les encyclopédies spécialisées.

Je travaille en noir et blanc. J'explore tous les sujets à ma portée : paysages, portraits, mais surtout photos de rue mettant en scène des personnages dans leur quotidien. Il me vient alors l'envie de maîtriser mes images jusqu'au bout : de la prise de vue jusqu'au tirage papier. J'aménage un labo. Je passe des heures interminables enfermé dans le noir, peaufinant mes tirages, dans d'âcres odeurs d'hyposulfite.

Le bouche à oreille aidant, un club sportif local me commande des photos. Puis un second. Parallèlement, je crée avec un ami « Bapa Reportages », une association régie par la loi de 1901, dont le but est de réaliser des reportages photographiques.

Fort de ces premières expériences, en 1984, j'entre comme pigiste sportif au Service Photo du quotidien « La République du Centre ». Pendant de longues années, je vais piétiner les pelouses et les parquets des stades locaux.

A la même époque, un ami animateur dans une radio locale me propose une collaboration. Je réalise les portraits de tous les animateurs de la radio. Et quand un artiste se produit sur Orléans, j'assiste au concert, ainsi qu'à l'interview qui suit. D'ailleurs, c'est toujours avec une grande émotion que je me souviens d'une rencontre avec un certain... Daniel Balavoine.

1996, j'arrête tout. Ce n'est pas une décision mûrement réfléchie, mais plutôt un coup de tête dû à une certaine lassitude... Pendant dix ans, je ne fais presque plus de photos.

 

2006, je replonge corps et âme dans le monde des images. Mais les techniques ont évolué, le numérique a remplacé l'argentique ! Mon dernier appareil, un Nikon F801, n'a même pas a ressortir du placard. Il est remplacé par un Nikon D200 flambant neuf !

 

Aujourd'hui, je suis persuadé que ma pause décennale m'a été très bénéfique. J'ai mûri et mon regard sur les choses s'est affiné. Je pourrais même affirmer que je pense avec les yeux : il faut apprendre à voir pour photographier ; si l'on n'a pas vu, la photo est ratée. Et impossible de se réfugier derrière le hasard, en se disant qu'il fait parfois bien les choses. En photo il n'existe pas ; il faut tout simplement être prêt. Mes années de pratique de la photo sportive ont permis d'affuter mes réflexes, de voir une image avant de l'enregistrer. Lors de mes voyages, j'aime parcourir les rues ou les chemins, ici à la poursuite d'une silhouette entrevue... là à saisir une scène champêtre illuminée d'une lumière exceptionnelle.

 

Les années passant on gagne certainement en maturité d'esprit. En janvier 2011 j'ai franchi le pas : je suis entré dans le monde du professionnalisme en créant mon entreprise. J'en avais envie, je suis allé jusqu'au bout ! Après tout, on ne vit qu'une seule fois... J'espère pouvoir exercer ce métier pendant de longues années. J'ai toujours pensé que le travail cesse d'être une corvée dès qu'on y prend goût. Avant tout, la photo sera toujours pour moi une passion ! Que demander de mieux que faire un travail qu'on aime passionnément ?

2012, une petite consécration : cette image immortalisée en septembre 2010, issue d'une rencontre fortuite, a fait l'objet d'un timbre de La Poste sur une planche thématique, « L'eau dans tous ses états en Beauce-Sologne ».

Novembre 2012, j'obtiens un prix au concours photo du Conseil Général du Loiret sur le thème « La Loire à Vélo », grâce à cette image prise deux mois plus tôt au port marinier de Combleux.

SIRET

529 592 594 000 12

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